Metzeral, tombeau des Lions

L’appellation est bien connue des amateurs de l’histoire de la Grande Guerre en Alsace, et a d’ailleurs donné son titre à un livre : en juillet 1915, selon les Allemands, le Linge devait être « le tombeau des chasseurs ». C’est en revanche dans un relatif oubli qu’a été relégué le sacrifice des « Lions » du 133e RI à la bataille de Metzeral, dans la vallée de la Fecht, un mois auparavant, bien que celle-ci soit devenu le tombeau de nombre d’entre eux. Hélas, l’imaginaire collectif et les raccourcis qui ne manquent pas d’y être liés bien souvent, ont focalisé l’attention et le souvenir sur l’engagement des seuls bataillons de chasseurs dans la bataille de Metzeral.

Merci à Eric Mansuy pour cette nouvelle étude qu’un article ancien n’avait fait qu’effleurer.

La légende de cette photographie en dit long sur l’occultation du rôle joué par le 133e RI : « Ruines ; au fond, la cote 830 d’où les alpins sont descendus à l’assaut du village le 20 Juin 1915. »(La Contemporaine, VAL 324/013)

Dans cette vision encore fréquemment parcellaire des événements, les rares allusions faites aux deux bataillons du 133e RI dans ces opérations ne concernent que son attaque victorieuse de la Cote 830. C’est mieux que rien, pourrait-on dire, mais cela condamne encore à une forme de rôle de second plan la part prise par ces hommes, de près d’une semaine avant le début de l’offensive jusqu’à l’issue même des combats. Et en fin de compte, bien des zones d’ombre subsistent à leur sujet : comment ces deux bataillons ont-ils été employés ? Comment ont été préparés et organisés le recueil et l’évacuation des blessés ? Quelles ont réellement été les pertes ? Qui étaient ces morts ? Telles sont les questions auxquelles nous allons tenter d’apporter des réponses.

Les positions françaises (en rouge) et allemandes (en bleu) début juin 1915 dans la zone d’action du 133e RI
(SHD 19 N 1303)

Le rôle du 133e RI dans l’offensive de la 47e DI

L’historique du régiment a relaté l’engagement de deux de ses bataillons, d’une manière pour le moins hagiographique. Le JMO du régiment, a contrario, présente comme il se doit une version autrement plus aride des événements, à travers l’approche on ne peut plus factuelle à laquelle il avait vocation. A mi-chemin de la geste héroïque et du sec compte-rendu se trouve un texte qui constitue l’ossature du chapitre que le général D’ARMAU DE POUYDRAGUIN a consacré à l’offensive de Metzeral dans son ouvrage, La Bataille des Hautes-Vosges. A ceci près que la fin de ce texte, qui est le « Compte-rendu des opérations de la Fecht – 14 au 23 juin » (cote du Service Historique de la Défense [SHD] 19 N 1303), daté du 28 juin 1915, est absent dudit ouvrage, puisque les deux bataillons du 133e RI ont alors été mis par la 47e DI à la disposition de la 66e DI. Le fait est d’autant plus regrettable que cette « amputation » occulte le rôle majeur joué par les fantassins, aux côtés des chasseurs, dans les ultimes combats du 22 juin, rôle en outre d’autant mieux mis en exergue qu’il y est replacé dans le contexte général de l’offensive. Aussi commencerons-nous par nous focaliser sur l’emploi des éléments du 133e RI durant l’ensemble de l’offensive, ainsi que ce compte-rendu d’opérations en fait état.

Le compte-rendu des opérations

1ère phase
Journée du 15 juin
Attaque sur 830
Le bataillon du 133e pénètre dans la tranchée du sommet et gagne les pentes Sud-est de 830. Sa gauche progresse d’une façon peu sensible, se trouvant complètement en l’air. La droite dévale les pentes et prend à revers les défenseurs des tranchées descendant vers Steinabrück, qui sont faits prisonniers. Le groupe de skieurs progresse vers Steinabrück, mais est arrêté devant ce point.

Journée du 16 juin
Le 52e bataillon est mis à la disposition du colonel commandant le 133e régiment d’infanterie.
Attaque de droite
L’attaque est menée par le 52e bataillon appuyé en arrière et à gauche par le bataillon COIPEL du 133e régiment d’infanterie. La gauche est arrêtée presque aussitôt, le centre et la droite descendent les pentes de Sommerlitt, mais sont arrêtées à l’Ouest du chemin Pfeiferberg – Steinabrück. Le groupe de skieurs, renforcé d’une compagnie du 133e, encercle cette localité par le Nord et l’Ouest, mais ne peut y pénétrer.

Journée du 17 juin
Le général de division décide de terminer l’encerclement de l’Eichwäldle, de façon à amener son évacuation, avant de reprendre le mouvement vers Altenhof. Dans ce but, le détachement du 133e reçoit l’ordre de pousser jusqu’à la lisière Sud-est de Sommerlitt de façon à croiser ses feux avec ceux de la position du Braunkopf et interdire ainsi toute communication des défenseurs de l’Eichwäldle avec l’extérieur. L’artillerie doit appuyer ce mouvement en bombardant la partie de Sommerlitt encore aux mains de l’ennemi.
Vers 11 heures, le chef de bataillon COIPEL du 133e rend compte que ses patrouilles ont trouvé libre la clairière entre Sommerlitt et l’Eichwäldle. A 11 heures 50, le même chef de bataillon fait connaître qu’une de ses compagnies a pénétré dans la partie Sud de l’Eichwäldle et traversé le bois se dirigeant sur Pfeiferberg.
Ce renseignement est communiqué au colonel commandant la 4e Brigade, qui donne l’ordre au 23e bataillon de pénétrer dans le bois. Sous cette double pression, les derniers défenseurs évacuent. Ordre est alors donné au colonel commandant la 4e Brigade d’une part, au colonel commandant le 133e régiment d’autre part, de reprendre l’attaque, direction Altenhof et Metzeral. Le groupe de skieurs reçoit également l’ordre de s’emparer de l’usine de Steinabrück évacuée par la majeure partie de ses défenseurs.

Attaque de droite
Toute progression à l’Est de la lisière de Sommerlitt est rendue impossible par suite des feux violents des mitrailleuses partant des pentes Sud de l’Anlasswasen. Le groupe de skieurs arrêté toute la journée par des feux de même nature, ne peut pénétrer qu’à la nuit dans l’usine de Steinabrück.

La direction générale de l’attaque des éléments du 133e RI, des 23e et 52e BCA, et du groupe de skieurs (SHD 24 N 1162)

Journée du 18 juin
Le 133e est dirigé sur Germanien et des reconnaissances sont effectuées sur le front éventuel d’attaque. Ces reconnaissances démontrent la nécessité d’une préparation de plusieurs jours.

Journée du 19 juin
Le général de division se rend en personne à Steinabrück pour reconnaître, avec le colonel et les chefs de bataillon du 133e, la possibilité de cette action [à savoir une percée]. La reconnaissance en démontre la difficulté et les dangers, et il est rendu compte au général commandant l’Armée.

2e phase
Journée du 20 juin
Le 133e régiment d’infanterie passe aux ordres de la 66e division.

Journée du 22 juin
Le bataillon du 133e, qui a pris pied dans le centre de résistance de la chapelle de Metzeral, franchit la Fecht et se rejoint vers la fabrique aux troupes du 15e bataillon de chasseurs et du 27e, qui avaient pris pied dans le village. […] Le 133e est orienté sur Sondernach avec mission de déborder ce village par le Nord.

Prise de possession de Sondernach
Ce n’est que le 22 juin que 2 compagnies du 152e et la compagnie du 27e (COGIT) pénètrent dans Sondernach évacué par l’ennemi sous la pression du bataillon du 133e et du détachement LEJARD. Aussitôt après être entré dans Metzeral, le commandant COIPEL (133e), qui avait la mission de couvrir nos troupes contre toute attaque venant de Sondernach, poussait des patrouilles vers ce village (9 heures du matin). A ce moment, il ne paraissait plus y avoir que quelques patrouilles ennemies. Une section put toutefois sauter dans l’église, ce qui amena l’évacuation définitive des isolés tiraillant aux lisières. Le château fut ensuite occupé, mais les feux de mitrailleuses obligèrent à attendre la nuit pour achever l’œuvre d’occupation.
C’est à 20 heures que toutes les troupes investissant Sondernach pénètrent ensemble dans le village. L’investissement en avait été réalisé à la fois par le 133e, par le groupement MARCHAND (152e et 27e) et par le détachement LEJARD.

Les combats terminés, et la victoire – chèrement – acquise pour les 47e et 66e DI, le temps est venu pour les deux bataillons du 133e RI de regagner le versant occidental des Vosges. Bien entendu, tous n’auront pas la chance de faire le trajet du retour. Comme dans la préparation de toutes les opérations offensives, l’organisation et le fonctionnement du service de santé ont été soigneusement pris en compte. Et s’il est possible d’épargner ou de sauver autant de vies que faire se peut grâce aux soins prodigués aux blessés, voyons à présent comment les combattants du 133e RI, entre autres, ont pu en bénéficier.

Le traitement des blessés

C’est dès le début du mois de juin 1915 que l’emploi du service de santé de la 47e DI dans l’offensive à venir est établi.

Les instructions du commandement

Ainsi, le 5, le général D’ARMAU DE POUYDRAGUIN communique ce qui suit au général DE MAUD’HUY, commandant la VIIe Armée :

J’ai l’honneur de vous exposer ci-après les dispositions que j’ai arrêtées en vue du fonctionnement des évacuations lors de l’attaque sur le Braunkopf.
Deux détachements d’ambulance, fournis par l’Ambulance Alpine 2/75, seront établis, l’un à Gaschney, l’autre à Schiessroth. Ces détachements fonctionneront à la fois comme organes d’hospitalisation, permettant de traiter sur place les blessés thoraciques et abdominaux, et comme organes d’évacuation.
Le premier de ces détachements, destiné aux blessés de l’Altmatt et du Braunkopf, aura une importance plus grande que le second, destiné aux blessés du Sillacker et de la Cote 830.
Au premier correspondra la ligne d’évacuation Gaschney – Schluchtmatt – Altenberg. Des travaux en cours d’exécution sont activement poussés de façon à permettre aux voitures d’ambulance automobiles de descendre jusqu’à Schluchtmatt.
Le deuxième détachement effectuera ses évacuations par Schiessroth et le Hohneck.
Toutefois les formations sanitaires dont dispose la 47e division ne sont pas suffisantes à mon avis, pour assurer au service des évacuations toutes les conditions désirables de bonne exécution. L’ambulance 1/75 et le GBD 47 seront renforcés par du personnel et des animaux prélevés sur les autres ambulances de la division. Ces moyens auront intérêt à être renforcés par une autre Ambulance Alpine, ainsi que par une dotation plus importante de voitures automobiles.
J’ai l’honneur, en conséquence, de vous demander de mettre à la disposition du Médecin Divisionnaire de la 47e division, pour l’époque de l’opération, l’Ambulance Alpine 1/65, actuellement à La Croix-aux-Mines, et dont l’enlèvement de ce point ne présenterait pas d’inconvénient, d’après les renseignements qui m’ont été fournis.
Je vous demanderais également que les voitures automobiles qui pourraient m’être attribuées soient des voitures françaises ou anglaises ; l’expérience a prouvé, en effet, qu’une certaine rivalité existe entre les conducteurs des voitures anglaises et américaines, et qu’il y a inconvénient à les faire opérer dans un voisinage immédiat.

(cote SHD 24 N 1162)
Les emplacements des Ambulances Alpines 1/75 et 2/75, la Cote 830, Sommerlitt et Steinabrück (coll. part.)

L’installation de l’ambulance alpine 2/75

Le 11, le médecin-chef de l’Ambulance Alpine 2/75 rédige pour sa part un « Rapport sur l’installation de l’Ambulance Alpine 2/75 à Gaschney – Schiessrothweier » :

Depuis le 2 juin, l’Ambulance Alpine 2/75 a abandonné son relais de Schluchtmatt où a été envoyée une nouvelle Ambulance Alpine, la 2/65, et elle est installée, portion principale à Gaschney, avec relais à Schiessrothweier.

La portion principale, sise près de l’embranchement des routes Germanien – Sattel, Gaschney et Schluchtmatt, se compose :

1. d’un premier ensemble comprenant :
A. une grande salle de blessés divisée en deux parties […]
B. les salles de pansement au nombre de deux […]
C. l’appartement du médecin-chef et du médecin aide-major […].

2. d’un deuxième ensemble comprenant :
A. une grande tente Tortoise pouvant contenir 16 lits […]
[des] petits bâtiments improvisés qui servent au personnel de la formation […]
[…] un abri mortuaire a été prévu en cas de décès à la formation.

A Schiessroth, le relais d’ambulance comprend :

1. une auberge située près du lac, et dont la grande salle du bas peut recevoir 16 blessés […]

2. une installation improvisée sous bois […]
Tout près de cette construction, nous avons établi une salle de pansement […]
Enfin, à 30 mètres de là, nous avons établi une grande tente Tortoise complètement dissimulée sous bois […].

Nous sommes assurés avec ces moyens de pouvoir donner à nos grands blessés, à très grande proximité du champ des opérations, les soins que nécessite la gravité de leur état, dans un délai minimum. C’est pour eux la plus grande chance de salut.

(cote SHD 24 N 1162)
Le trajet des évacuations de l’Ambulance Alpine 2/75 (de Gaschney) vers Schluchtmatt puis la col de la Schlucht (JMO du GBD 47)

Les prescriptions du médecin divisionnaire

Le 14, les choses se précisent, comme en atteste le contenu du JMO du Groupe de Brancardiers Divisionnaires de la 47e DI [GBD 47] :
En vue d’engagements importants demain, 15 juin, dans la région Cote 830, Braunkopf et Altenhof, le Médecin Divisionnaire prescrit les dispositions suivantes pour le Gaschney et le Lac Schiessroth :

Organes de transport :
Gaschney

1. Personnel
Médecin-chef du GBD 47, VEZÈS
Médecin aide-major du GBD, VILLACÈQUE
1 officier d’administration, ambulance 2/75
3 médecins auxiliaires
40 conducteurs de l’ambulance 2/75
6 conducteurs du GBD
40 infirmiers du GBD

2. Matériel
7 automobiles sanitaires anglaises
40 brouettes porte-brancards du GBD
50 brancards du GBD
6 voitures à 2 roues du GBD

3. Animaux
40 mulets de l’ambulance 2/75
40 mulets de l’ambulance 1/65 (pour relève)
16 chevaux du GBD
Via Schluchtmatt

Schiessroth

1. Personnel
Médecin-chef de l’ambulance 1/75, CAPMAS
1 officier d’administration, ambulance 1/75
2 médecins auxiliaires
30 conducteurs de l’ambulance 1/75
10 conducteurs de l’ambulance 2/75
30 infirmiers du GBD

2. Matériel
10 automobiles sanitaires anglaises
10 brouettes de l’ambulance 1/75
20 paires de cacolets de l’ambulance 1/75
20 brancards de l’ambulance 1/75

3. Animaux
30 mulets de l’ambulance 1/75
10 mulets de l’ambulance 2/75
Via Hohneck

Organes de transport de renfort :
Personnel : 20 infirmiers de l’ambulance 15/7 ; 10 infirmiers de l’ambulance 1/65
Matériel : automobiles sanitaires anglaises venues de Bruyères

Le régime routier a été très amélioré. Les brouettes porte-brancards peuvent circuler jusqu’au Hohneck. Les automobiles anglaises poussent jusqu’à Schluchtmatt.

L’ambulance alpine 2/75 a quitté Schluchtmatt pour s’installer au Gaschney, sur la route du Gaschney à Schluchtmatt, à 80 m. environ du nœud des routes Gaschney – Sattel et Gaschney – Schluchtmatt, où se trouve le poste du GBD, muni d’une tente Tollet. […]
Les emplacements des postes de secours et les évacuations des blessés sont fixés par l’ordre général d’opérations ci-après, en date du 13 juin, du colonel commandant la 4e Brigade de Chasseurs :
« Les postes de secours seront installés le plus près possible des troupes :
Celui du 133e : à l’abri de la croupe du Sillackerwasen. […]
Les blessés seront évacués :
Ceux de 830, du groupe de la Fecht et de l’Eichwalde sur l’ambulance alpine du Lac de Schiessroth. […]
Les commandants des attaques sur 830 et l’Eichwalde fixeront eux-mêmes les itinéraires d’évacuation de leurs blessés et les communiqueront au commandant de la fraction de brancardiers divisionnaires de Schiessroth.

En complément de ces éléments, le 16 juin, le GBD 47 réceptionne :

« 15 brouettes dont 5 sont remises – ordre du Médecin Divisionnaire – au 133e régiment d’infanterie. »

Le traitement des blessés pendant les combats

A l’emplacement de ces deux sites, ce qui s’est produit durant les combats est détaillé dans les JMO des deux formations sanitaires.
A l’Ambulance Alpine 1/75 de Schiessrothried, tout d’abord :

12 juin.
Un détachement de l’ambulance, comprenant 4 infirmiers, 30 hommes du train et 30 mulets, quitte Plainfaing le samedi 12 juin à 5 heures du matin pour se rendre au Lac de Schiessroth dans le but de recevoir et d’évacuer les blessés de la Cote 830, du groupe de la Fecht, de l’Eichwald et du Braunkopf. [Le] matériel est amené dans de bonnes conditions le même jour jusqu’à la maison forestière du bord du lac, et dès le lendemain organisé et mis en place.

15 juin.
Jour de l’attaque prévue sur Metzeral. 25 lits complets peuvent recevoir et immobiliser les grands blessés, et sont installés partie dans la maison forestière, partie dans une tente Tortoise où les blessés sont soignés comme dans un hôpital de l’intérieur.
Dès ce jour, les premiers blessés commencent à arriver vers 17 heures, cependant qu’une douzaine d’obus de gros calibre éclatent dans le voisinage immédiat de l’ambulance, dans un rayon de 20 à 40 m. Des shrapnels tombent sur l’ambulance et jusque dans la salle d’opérations même, où les docteurs Bergeret et Barlerin continuent à pratiquer les interventions urgentes avec le personnel infirmier de l’ambulance.
Ce premier jour et toute la nuit suivante, une cinquantaine de grands et moyens blessés ont été pansés et soignés à l’ambulance.

16 juin.
Le nombre des blessés traités atteint 118, dont une trentaine sont maintenus et immobilisés sur place.

17 juin.
L’ambulance reçoit et examine encore une quarantaine de blessés. Les bataillons qui sont surtout éprouvés sont les 6e, 23e, 52e et le 133e d’infanterie.

Les jours suivants, l’évacuation des blessés se poursuit régulièrement jusqu’à la date du 24, où tout le personnel de l’ambulance alpine 1/75 a rejoint Plainfaing, en passant le service de 22 intransportables immobilisés à Schiessroth à l’ambulance alpine 2/75 installée à Gaschney.
Au total, 160 blessés sont passés par l’ambulance. Les conducteurs du train ont accompli le transport des blessés dans des conditions très difficiles, par des chemins très mauvais, la plupart d’entre eux ont eu à subir le bombardement direct de l’ennemi sur les pentes du Hohneck.

Les locaux de l’Ambulance Alpine 1/75 à Schiessrothried
(coll. part.)

A l’Ambulance Alpine 2/75 de Gaschney ensuite :

15 juin.
Le 15 juin, attaque des Français sur la Cote 830 et le Braunkopf. Le 133e et le 23e chasseurs sont dans le secteur Sillackerwasen et les blessés seront évacués sur Schiessroth. […]
Le 15, l’action commence à midi. A minuit, 88 blessés avaient été vus par nous. 3 grands blessés intransportables sont entrés à l’ambulance.

16 juin.
Le 16 à 24 heures, 163 blessés étaient passés par l’ambulance. 14 sont entrés pour des lésions thoraciques, abdominales ou crâniennes. Nous avons eu parmi nos blessés 3 Allemands appartenant au 74e d’infanterie, un d’eux – thoracique – est entré à l’ambulance.
Nous avons perdu 5 de nos blessés : 1 crânien, 2 abdominaux, 2 thoraciques.
A leur arrivée à l’ambulance, les blessés étaient réunis sous notre tente Tortoise où ils recevaient les premiers soins, puis ils étaient conduits dans nos salles d’opérations et, après examen, pansement ou intervention, ils étaient ou bien remis au GBD pour évacuation sur Gérardmer, ou bien admis à l’ambulance.
Nous avons été secondés par le médecin-chef, 1 aide-major et 10 infirmiers venus de l’ambulance alpine 2/65.

Le témoignage du blessé COMTE

Les souffrances endurées par les blessés et la pénibilité des évacuations sont mis en exergue par Joseph Eugène COMTE, touché à un genou le 6 juin, qui les a narrées dans ses mémoires :


7 juin. A la nuit on pend mon brancard sous une voiture a deux roues et trainer par un mulet on me transporte par des mauvais chemins jusqu’au Collet. Vous dire ce que j’ai souffer en chemin. Je suis arriver epuisé et l’on a du me laisser reposer plus de 2 h. et une voiture d’ambulance Anglaise ma mener à Gérardmer. La route était tellement encombré par des ravitaillement et des fourgons automobiles qui amenait des troupes que nous étions souvent arrêter et ce n’est qu’a Minuit et demi que je suis arriver a l’Hopital d’evacuation, ou l’on ma fait de suite une picure antitétanique puis un pansement et l’on ma placer la jambe dans une goutiere. […]

Les brancardiers au travail, présentés dans le n°20 d’octobre 1915 de la revue suisse bilingue Mars (coll. part.)

Grièvement blessé, COMTE est évacué à Epinal. C’est là que se retrouveront également Claude Joseph Marie Eugène VÉJUX et Claude Marie Joseph BOUJOT, blessés le 16 juin, qui y mourront. Sur la ligne de feu, avant même le début de l’offensive, Louis Camille SAVEY meurt à Gaschney, le 6 juin. Alors que les combats ont commencé, le 15, succombe à Gaschney également, Joanny BOLARD. Le 16 meurent à Gérardmer, Auguste CHIFFE, et à Schiessrothried, Jean CARLES, Joseph Séraphin FINAS, Etienne François PLANCHAMP et Ernest Justin Marius REYMOND. Le 18, c’est Jean Marie LAMURE qui meurt à Gérardmer, où s’éteignent le 20, Louis Ernest THIOUX et le 21, Joseph César POLLIER.

Les affres de la blessure

D’autres encore vont connaître les affres de la blessure. Ce n’est plus le service de santé de la 47e DI qui en a la charge, mais celui de la 66e DI. Le JMO du GBD 66 en présente fort bien le fonctionnement :

A Breitfirst, une grande baraque et des tentes pouvant contenir 120 hommes existaient comme poste de brancardiers. Le groupe de brancardiers avait dû être renforcé de tout le personnel disponible des ambulances alpines 1/74 et 2/64, de 86 brancardiers régimentaires provenant des unités non engagées du secteur Est de la division.
Le 18, une section de brancardiers de corps venait de Saint-Maurice renforcer encore les éléments de transport, en tout 86 hommes, 4 grandes voitures de transport de blessés, 2 petites voitures et 20 chevaux. Des mulets de cacolets, de litières, brouettes-brancards, le portage à bras, étaient utilisés entre les postes de secours de Platzerwasel et Oberlauchen – Mittlach. A partir de ce point, les blessés étaient transportés en voiture jusqu’à Treh pour ceux d’Oberlauchen et de Platzerwasel, jusqu’à Hüss pour ceux de Mittlach. […]
A Treh et à Hüss, tous les blessés trouvèrent des voitures sanitaires automobiles et furent dirigés sur Krüth – usine. Enfin, 15 voitures sanitaires automobiles Peugeot, 9 voitures américaines automobiles Ford et 6 grands cars ou omnibus, ces derniers venus de Bruyères pour renforcer la dotation de la division, servaient à évacuer de Treh et de Hüss sur Krüth, et de Krüth sur Bussang ou sur les ambulances de la vallée : Moosch, Wesserling, Ambulance Alsacienne de Krüth.

C’est donc tout ou partie de ce trajet qu’ont suivi les derniers morts du 133e RI dans le secteur, à savoir Joseph GROBON (mort le 25 à Hüss), Charles Constant POTHAIN (mort le 25 à Krüth), Pierre COMBY (mort le 30 à Bussang). Un cas particulier est celui de Jean Baptiste TROCCON, mort le 25 à Bussang, mais dont le registre matricule indique pourtant qu’il a été blessé dès le 17.

Ces hommes rejoignaient dans les listes de pertes ceux qui les y avaient précédés, restés quant à eux sur le terrain au cours des combats. Mais d’ailleurs, combien étaient-ils ?

Les pertes en tués

L’historique du 133e RI contient une liste de tués portant les noms de 81 morts de l’offensive de la Fecht, en l’occurrence des tués au combat (de la Cote 830, Metzeral, Sondernach, voire « Alsace ») et des morts en formation sanitaire. Des erreurs y figurent, concernant dans quelques cas des hommes venus du 133e RI mais ne faisant plus partie du régiment, ou des morts y ayant été affectés de manière erronée alors qu’ils appartenaient purement et simplement à une autre unité.

Le JMO du 133e RI

Le JMO du 133e RI mentionne 202 blessés et 70 tués, répartis ainsi :

5 juin : 1 blessé ; 6 juin : 6 blessés ; 7 juin : 8 blessés ; 8 juin : 4 blessés ; 9 juin : 1 blessé ; 11 juin : 1 blessé, 1 tué ; 12 juin : 2 blessés ; 13 juin : 1 tué ; 15 juin : 91 blessés, 50 tués ; 16 juin : 29 blessés, 8 tués (2e bataillon) ; 17 juin : 5 blessés, 1 tué (2e bataillon) ; 18 juin : 3 blessés ; 21-22 juin : 36 blessés, 9 tués ; 23 juin : 7 blessés ; 24 juin : 8 blessés.
Des morts sont absents de ces récapitulatifs quotidiens : les blessés évacués et décédés ultérieurement dans une formation sanitaire, dont le régiment perd alors la trace et ignore le destin. C’est le cas, par exemple, de Louis Camille SAVEY, puisque le JMO ne mentionne aucun mort le 6 juin.

Les comptes-rendus de la 4e brigade de chasseurs

Un autre bilan est celui fourni par les « comptes-rendus journaliers » de la 4e brigade de chasseurs de la 47e DI (cote SHD 19 N 1265), qui a en outre pour vertu de localiser certaines de ces pertes :

6 juin : 9 blessés du 133e d’infanterie à l’Altmatt
7 juin : 14 blessés du 133e d’infanterie à l’Altmatt ; 1 officier du 133e d’infanterie (sous-lieutenant FAIVET) blessé à l’Altmatt
8 juin : pertes globales en tués et blessés, non détaillées par unité
9 juin : pertes globales en tués et blessés, non détaillées par unité
11 juin : 1 sergent du 133e d’infanterie blessé
12 juin : 1 caporal du 133e d’infanterie blessé à 830
14 juin : 1 blessé du 133e d’infanterie au Sillacker
15 juin : 3 officiers tués (cap. CORMIER [sic], s/lts CLERC, BERTHET), 1 officier blessé (s/lt. BARUT) ; 33 hommes de troupe tués, 93 hommes de troupe blessés, 16 hommes de troupe disparus
17 juin : 2 tués, 10 blessés environ au 133e d’infanterie
18 juin : pertes globales en tués et blessés, non détaillées par unité
23 juin : pertes globales en tués et blessés, non détaillées par unité

Au total, ce sont 131 blessés, 38 tués et 16 disparus qui constituent ce bilan. Etrangement, le nom du sous-lieutenant Adolphe Louis FAIVET, blessé dans le dos par des éclats d’obus, n’apparaît même pas dans le JMO du régiment. Est-ce cette source qui est peu fiable ? Est-ce le bilan de ces « comptes-rendus journaliers » ? Toujours est-il que leurs écarts peuvent être considérables tout autant qu’infimes. Ainsi, le 7 juin, 8 blessés dans le JMO sont mis en balance avec 15 blessés (14 et 1 officier) dans un compte-rendu, autrement dit un comptage du simple au double. En revanche, le 15 juin, les « 91 blessés et 50 tués » du JMO coïncident pratiquement aux « 94 blessés » (93 soldats et 1 officier) du compte-rendu, auxquels s’ajouteraient 52 tués (3 officiers, 33 soldats, et les 16 disparus). Au bout du compte, la question reste en suspens…

D’autres sources

Enfin, deux autres sources (de la cote SHD 24 N 1162) fournissent des chiffrages particulièrement proches.

La première est une addition manuscrite non datée, jointe au « Rapport d’ensemble sur le fonctionnement de l’ambulance du 15 au 20 juin » établi par le médecin major de 2e classe MONTALTI, médecin-chef de l’Ambulance Alpine 2/75, adressé au commandant de la 4e brigade de chasseurs. Pour le 133e RI, cette addition indique « 3 officiers tués, 2 officiers blessés ; 28 hommes de troupe tués, 83 hommes de troupe blessés » (soit un total de 85 blessés, 31 tués).

La seconde est un « état des pertes » en date du 16 juin 1915, émanant de la 4e brigade de chasseurs. Celui-ci mentionne ce qui suit :

Officiers tués : 3 (capitaine CORNIER, sous-lieutenant CLERC, sous-lieutenant BERTHEL [sic])
Hommes de troupe tués : 25 à 30 tués environ
Officiers blessés : 2 (lieutenant JACQUIER, sous-lieutenant BARUT)
Hommes de troupe blessés : 70 à 80 blessés environ

Le total de ces pertes est de 72 à 82 blessés, et 28 à 33 tués. Ainsi est-il proche du bilan transmis par le médecin major MONTALTI. Un élément majeur fait cependant défaut dans ces deux sources : quelle période ces états des pertes couvrent-ils ? Car quand bien même cela ne serait que la journée initiale de l’offensive, de nombreux morts y manquent, dont il est peu plausible qu’ils aient été des blessés mortellement atteints, décédés ultérieurement.

Le compte des fiches Mémoire des Hommes

En l’état, il reste à faire un bilan à l’aide des fiches de décès de Mémoire des Hommes. Cette fois, ce sont 89 morts qui sont recensés : membres du 133e RI, du 333e RI, tués au combat, ou morts dans une formation sanitaire. Sans doute n’est-ce pas le bilan exact, auquel il faudrait ajouter les noms de blessés décédés a posteriori, dans des formations sanitaires plus éloignées du front, mais toujours est-il qu’il est à cette étape celui qui permet de s’approcher au mieux d’une réalité factuelle.

Le sort des morts

Avant même que l’offensive de Metzeral n’ait pris fin, il est impératif de procéder à l’assainissement du champ de bataille et aux inhumations. C’est à cet effet que le médecin-chef du GBD 47 énonce ce qui suit dès le 19 juin :

Prescriptions du médecin-chef pour les inhumations : profondeur des fosses communes, 2 mètres ; recouvrir les cadavres d’une couche de chaux vive, recouvrir les fosses d’un tertre avec la terre de déblai, entourer les tombes d’une bordure de pierres, élever des croix avec inscriptions sur plaques en zinc au moyen de poinçons ; identification des cadavres, recueil des objets dont ils sont porteurs. Les formalités de succession sont assurées par l’officier gestionnaire de l’ambulance alpine 2/75. Arrosage largo manu du champ de bataille avec la solution de crésyl.

L’inhumation des officiers

Le 17 juin, le sous-lieutenant Henri JOUFFROY, du 58e RIT, assiste à l’inhumation des sous-lieutenants CLERC et BERTHET, et du capitaine CORNIER :

Les hommes continuent leurs travaux de déblaiement des tranchées conquises. A 9 heures, nous assistons à l’enterrement de 3 officiers du 133e, tués à l’attaque d’avant-hier. Cette cérémonie est extrêmement impressionnante, le petit cortège se compose de quelques hommes, l’arme sous le bras droit, et de quelques officiers ; pas de prêtre ; les 3 corps sont à même sur de petites civières de branchage, et recouvertes de feuillage ; pas de fleurs, et pourtant les 3 officiers sont bien tombés.

Les transcriptions des actes de décès de ces trois officiers nous permettent de connaître le lieu de leur inhumation. Etonnamment, le sous-lieutenant CLERC est dit avoir été inhumé « à la Cote huit cent trente près Metzeral » alors que le sous-lieutenant BERTHET l’a été « près du lac de Schiessroth près Metzeral » et le capitaine CORNIER, « au Lac Schiessroth, près Metzeral ».

Le petit cimetière de l’Ambulance Alpine 1/75 à Schiessrothried (Howard DALE / Musée de l’Ambulance Alpine de Mittlach)

Après les combats, après la guerre

Bien plus tard, alors que le 133e RI a depuis longtemps quitté la région, le service d’état civil du « Secteur B » de la VIIe Armée porte sur l’une de ses « listes des tombes militaires repérées pendant le mois de décembre 1917 sur la commune de Metzeral » :

RABLET A., 133e d’infanterie, 1915, dans le bois de la Cote 830, versant Sud-est à 100 m. environ de la lisière de la forêt d’Eichwäldle.

Très vraisemblablement, l’un des frères d’armes d’Antoine RABLET se trouvait non loin de là, la dépouille d’un inconnu ayant été retrouvée « à 40 m. à l’Est de la précédente ».

C’est au cours de l’après-guerre que les corps de ces morts seront regroupés, essentiellement au sein de la Nécropole Nationale de Metzeral, au Chêne Millet, à l’issue d’exhumations effectuées en juin, juillet, août, novembre 1920, et mai, juin 1924. A la lecture de leurs actes de décès, deux sites d’inhumation émergent pour les tués au combat : « Cote 830, près Metzeral », le « petit cimetière de Sillackerkopf » ou le « cimetière de Sillackerkopf ».

Quelques-unes des sépultures de la Cote 830 (La Contemporaine, VAL 323/163)

Quant aux morts de la toute fin de l’offensive, tombés à Sondernach ou aux alentours, ils ont été originellement inhumés « pente Sondernack » [sic] et au « cimetière allemand de la Cote 1025 », avant de gagner la Nécropole Nationale de Mättle, à Sondernach, ou celle de Metzeral.  

Mättle peu après sa constitution (coll. part.)

Qui étaient-ils ?

La consultation des fiches de décès des morts de l’offensive de Metzeral appartenant au 133e RI permet d’aboutir aux conclusions suivantes :

1. Les journées les plus coûteuses en vies humaines ont été le 15 juin (52 morts, soit 58,42% de l’ensemble des morts des deux bataillons engagés), le 16 juin (12 morts) puis le 21 (9 morts). Ces trois journées comptent pour 82% dans la totalité des morts du 133e RI à l’occasion de cette offensive.

2. La moyenne d’âge de ces morts est relativement élevée : 26,25 ans. Le benjamin de ces malheureux est le 2e classe Jean Baptiste TRICAUD, un Ligérien né le 4 avril 1896, engagé volontaire, mort à l’âge de 19 ans. Il a rejoint dans la mort deux de ses « anciens » : le capitaine Maxime CORNIER et le 2e classe Ernest Justin Marius REYMOND, morts respectivement les 15 et 16 juin à l’âge de 37 ans.

3. Les trois classes les plus représentées parmi ces hommes sont 1912 (14 d’entre eux), 1913 (13) et 1900 (11). Chez ces derniers, l’arrivée dans les rangs du 133e RI, ou le retour au sein du 133e RI s’ils y avaient déjà fait leur service militaire, a eu lieu, à une exception près, entre le 2 et le 12 août 1914.

4. Ces 89 morts, sans surprise, ont été majoritairement recrutés dans l’Ain (31 d’entre eux), la Loire (12), le Rhône (12) et la Haute-Savoie (11).

Les noms des 89 « Lions »

Ces 89 « Lions » du 133e RI, tués ou mortellement blessés à l’occasion de l’offensive de Metzeral, peuvent aujourd’hui prendre chair grâce au croisement de plusieurs sources civiles et militaires. Voici qui étaient ces hommes :

6 juin 1915

  • SAVEY Louis Camille, 31 ans, 2e classe (mort le 6 juin 1915, Ambulance Alpine 2/75, Gaschney. Incorporé au 133e RI le 8 octobre 1906, rappelé au 133e RI le 3 août 1914 ; inhumé à Gaschney, réinhumé à Reillon)

11 juin 1915

  • DUMOLLARD Marius Joseph, 23 ans, 2e classe (mort le 11 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 10 octobre 1912 ; inhumé définitivement à Metzeral le 13 août 1920)
  • SICAUD Jean Marie, 23 ans, sergent (mort le 11 juin 1915, Sillackerkopf. Incorporé au 133e RI le 10 octobre 1912 ; inhumé « au petit cimetière du Sillackerkopf », inhumé définitivement à Metzeral le 26 août 1920)

13 juin 1915

  • SAUVIGNET Jean, 25 ans, 2e classe (mort le 13 juin 1915, Sillackerkopf. Incorporé au 133e RI le 10 octobre 1911, rappelé au 133e RI le 2 août 1914 ; inhumé « au cimetière du Sillackerkopf », inhumé définitivement à Metzeral le 26 août 1920)

15 juin 1915

  • ANGELLOZ-NICOUD René, 21 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 7 septembre 1914 ; inhumé « près Metzeral, Cote 830 », inhumé définitivement à Metzeral le 28 juin 1920)
  • ARNAUD Jean, 22 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 28 novembre 1913 ; inhumé « près Metzeral, Cote 830 », inhumé définitivement à Metzeral le 26 juin 1920)
  • BARGE Claude, 34 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 98e RI le 14 novembre 1901, rappelé au 133e RI le 3 août 1914 ; inhumé « près Metzeral, Cote 830 », inhumé définitivement à Metzeral le 19 mai 1924)
  • BERRY Henri Laurent, 25 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 7 octobre 1911, rappelé au 133e RI le 2 août 1914 ; inhumé définitivement à Metzeral le 26 juin 1920)
  • BERTHET François Marius, 33 ans, sous-lieutenant (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 97e RI le 14 novembre 1904, affecté au 133e RI le 18 février 1912 ; inhumé « près du Lac de Schiessroth », inhumé définitivement à Metzeral le 19 août 1920)
  • BLANCHARD François Claude, 35 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 23e RI le 14 novembre 1901, rappelé au 133e RI le 12 août 1914. Originellement inhumé « près Metzeral, Cote 830 »)
  • BLOCHET Pierre Alexandre, 34 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 14 novembre 1901, rappelé au 133e RI le 11 août 1914 ; inhumé définitivement à Metzeral le 25 juin 1920)
  • BOESCH Isidore (« FORESTIER André »), 26 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915. Engagé volontaire le 7 août 1914, arrivé au 133e RI le 8 août 1914 ; inhumé définitivement à Metzeral le 28 juin 1920)
  • BOLARD Joanny, 28 ans, caporal (mort le 15 juin 1915, Ambulance Alpine 2/75, Gaschney. Incorporé au 44e RI le 7 octobre 1908, rappelé au 133e RI le 2 août 1914 ; originellement inhumé à Gaschney)
  • BOSSON Jules, 25 ans, sergent fourrier (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 7 octobre 1911, rappelé au 133e RI le 2 août 1914 ; inhumé « près de Metzeral, Cote 830 », inhumé définitivement à Metzeral le 6 juillet 1920)
  • BOURDIER Jean Marie Eugène, 20 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 7 septembre 1914 ; inhumé « près Metzeral, Cote 830 », inhumé définitivement à Metzeral le 25 juin 1920)
  • BUTAVAND Pierre Louis Edouard, 32 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 16 novembre 1904, rappelé au 133e RI le 4 août 1914)
  • CHANAS Fernand Antoine, 22 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 1er octobre 1913. Originellement inhumé « près Metzeral, Cote 830 »)
  • CHOLLAT Bonaventure, 34 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 60e RI le 16 novembre 1903, rappelé au 133e RI le 12 août 1914 ; inhumé à Beynost (01))
  • CHOLLETON Claudius, 34 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 98e RI le 14 novembre 1901, rappelé au 133e RI le 11 août 1914 ; inhumé « près Metzeral, Cote 830 », inhumé définitivement à Metzeral le 25 juin 1920)
  • CLERC Alphonse Camille, 29 ans, sous-lieutenant (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 8 octobre 1906, rengagé en 1908, 1910, 1911, 1913 ; inhumé « Cote 830, près Metzeral », inhumé définitivement à Metzeral le 19 août 1920)
  • CORNIER Maxime, 37 ans, capitaine (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr en 1897, arrivé au 133e RI le 23 juin 1913 ; inhumé « Lac Schiessroth, près Metzeral », inhumé définitivement à Metzeral le 4 août 1920)
  • COUAILLAC Emile Soter, 23 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 9 octobre 1913 ; inhumé définitivement à Metzeral le 28 juin 1920)
  • CUBERTEFON Jean, 21 ans, caporal (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 20 novembre 1913 ; inhumé « Cote 830, près Metzeral », inhumé définitivement à Metzeral le 6 juillet 1920)
  • CURLET Constant, 23 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 10 octobre 1913 ; inhumé « près Metzeral, Cote 830 », inhumé définitivement à Metzeral le 25 juin 1920)
  • DELBOS Firmin, 21 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 28 novembre 1913. Originellement inhumé « près Metzeral, Cote 830 »)
  • DELLAVECCHIA Jean Ange, 25 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 3 octobre 1910, rappelé au 133e RI le 2 août 1914. Originellement inhumé « près Metzeral, Cote 830 »)
  • DURAND Jules César Emmanuel, 35 ans, 1re classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 44e RI le 16 novembre 1901, rappelé au 133e RI le 11 août 1914 ; inhumé définitivement à Metzeral le 26 juin 1920)
  • FOILLERET Bernard Francisque, 34 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 23e RI le 16 novembre 1902, rappelé au 133e RI le 12 août 1914 ; inhumé définitivement à Metzeral le 28 juin 1920)
  • FONTANEL François Alphonse, 21 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 26 novembre 1913 ; inhumé « près Metzeral, Cote 830 », inhumé définitivement à Metzeral le 25 juin 1920)
  • FRANÇOIS Antoine, 23 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 10 octobre 1912 ; inhumé « près Metzeral, Cote 830 », inhumé définitivement à Metzeral le 25 juin 1920)
  • GAILLETON André, 26 ans, sergent (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 8 octobre 1909, rappelé au 133e RI le 2 août 1914 ; inhumé définitivement à Metzeral le 6 juillet 1920)
  • GAUNE Henri Mathieu Jean, 20 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 13 septembre 1914 ; inhumé « près Metzeral, Cote 830 », inhumé définitivement à Metzeral le 24 juin 1920)
  • GINET Félix Joseph, 22 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 9 octobre 1913 ; inhumé « près Metzeral, Cote 830 », inhumé définitivement à Metzeral le 26 juin 1920)
  • GIRAUD Albert Théodore, 22 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 26 novembre 1913 ; inhumé « près Metzeral, Cote 830 », inhumé définitivement à Metzeral le 26 juin 1920)
  • GRABILLAT Pierre Marie, 24 ans, 1re classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 9 octobre 1912)
  • GUGLIELMETTO Jean Baptiste, 23 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 8 octobre 1913 ; inhumé définitivement à Metzeral le 28 juin 1920)
  • LAPERRIÈRE François, 22 ans, 1re classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 8 octobre 1913. Originellement inhumé « près Metzeral, Cote 830 »)
  • MANIGLIER Edmond Georges, 23 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 8 octobre 1913 ; inhumé « Cote 830, près Metzeral », inhumé définitivement à Metzeral le 26 juin 1920)
  • MARMONIER Théophile Jean Marie Alphonse, 23 ans, 1re classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 8 octobre 1912 ; inhumé définitivement à Metzeral le 24 juin 1920)
  • MELLET Auguste Joseph, 32 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au régiment des Sapeurs-Pompiers de Paris le 16 novembre 1903, rappelé au 133e RI le 11 août 1914 ; inhumé définitivement à Metzeral le 5 juillet 1920)
  • MORAND François Clément, 22 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 21 novembre 1913 ; inhumé définitivement à Metzeral le 28 juin 1920)
  • PAQUET Jean Claude, 26 ans, sergent (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 7 octobre 1909, rappelé au 133e RI le 2 août 1914)
  • PERRIN Louis, 27 ans, sergent (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 6 octobre 1909, rappelé au 133e RI le 2 août 1914)
  • PONCET Jean Célestin, 26 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 6 octobre 1909, rappelé au 133e RI le 2 août 1914)
  • RAVENET Paul, 22 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 28 novembre 1913 ; inhumé définitivement à Metzeral le 28 juin 1920)
  • RECORBET Louis, 34 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 98e RI le 14 novembre 1901, rappelé au 133e RI le 11 août 1914 ; inhumé « près Metzeral, Cote 830 », inhumé définitivement à Metzeral le 28 juin 1920)
  • REVERDY Anthelme, 33 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 8e RCC le 16 novembre 1902, rappelé au 133e RI le 2 août 1914 ; inhumé définitivement à Metzeral le 25 juin 1920)
  • ROSTAING Zéphirin Gustave, 23 ans, 1re classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 10 octobre 1913 ; inhumé définitivement à Metzeral le 28 juin 1920)
  • ROUSSET Louis, 25 ans, 1re classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 1er octobre 1910, rappelé au 133e RI le 2 août 1914 ; inhumé définitivement à Metzeral le 26 juin 1920)
  • SAPIN Louis, 23 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 10 octobre 1912 ; inhumé « près Metzeral, Cote 830 », inhumé définitivement à Metzeral le 28 juin 1920)
  • SAUTIER Marius, 22 ans, 1re classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 28 novembre 1913 ; inhumé « près Metzeral, Cote 830 », inhumé définitivement à Metzeral le 25 juin 1920)
  • SURREL Alexis François, 34 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 60e RI le 14 novembre 1901, rappelé au 133e RI le 11 août 1914. Originellement inhumé « près Metzeral, Cote 830 »)
  • THABUIS Joseph Emile, 20 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 7 septembre 1914 ; inhumé « près Metzeral, Cote 830 », inhumé définitivement à Metzeral le 25 juin 1920)
  • THEVENET Joanny Joseph, 22 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 10 octobre 1913 ; inhumé « près Metzeral, Cote 830 », inhumé définitivement à Metzeral le 28 juin 1920)
  • TRUCHOT Joseph, 32 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 14 novembre 1904, rappelé au 133e RI le 3 août 1914 ; inhumé définitivement à Metzeral le 25 juin 1920)
  • VIETTI Barthélémy, 23 ans, 2e classe (mort le 15 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 10 octobre 1913)

16 juin 1915

  • BESSODES Ernest Joseph, 23 ans, sergent (mort le 16 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 6 octobre 1913. Originellement inhumé « près Metzeral, Cote 830 »)
  • CARLES Jean, 21 ans, 2e classe (blessé le 15, mort le 16 juin 1915, Ambulance Alpine 1/75, Schiessrothried. Incorporé au 133e RI le 27 novembre 1913 ; inhumé définitivement à Metzeral le 2 juillet 1920)
  • CHANAVAS Philippe François, 20 ans, 1re classe (mort le 16 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 7 septembre 1914 ; inhumé définitivement à Metzeral le 22 novembre 1920)
  • CHARRAS Emmanuel Pierre Victor, 23 ans, 2e classe (mort le 16 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 9 octobre 1913 ; inhumé définitivement à Metzeral le 5 juin 1924)
  • CHIFFE Auguste, 21 ans, 1re classe (blessé le 15, mort le 16 juin 1915, Gérardmer. Incorporé au 133e RI le 28 novembre 1913 ; originellement inhumé à Gérardmer)
  • FINAS Joseph Séraphin, 22 ans, 2e classe (mort le 16 juin 1915, Ambulance Alpine 1/75, Schiessrothried. Incorporé au 133e RI le 9 octobre 1913)
  • JANIN Félix Joanny, 29 ans, 2e classe (mort le 16 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 23e RI le 8 octobre 1907, rappelé au 133e RI le 3 août 1914 ; inhumé définitivement à Metzeral le 4 juin 1920)
  • MIGNARD André, 34 ans, 2e classe (mort le 16 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 92e RI le 16 novembre 1901, rappelé au 133e RI le 11 août 1914 ; inhumé « Cote 830, près Metzeral », inhumé définitivement à Metzeral le 25 juin 1920)
  • PLANCHAMP Etienne François, 20 ans, 2e classe (blessé le 15, mort le 16 juin 1915, Ambulance Alpine 1/75, Schiessrothried. Incorporé au 133e RI le 8 septembre 1914)
  • RABLET Antoine, 22 ans, caporal (mort le 16 juin 1915, Cote 830. Engagé volontaire le 29 septembre 1913 ; inhumé définitivement à Metzeral le 10 août 1920).
  • REYMOND Ernest Justin Marius, 37 ans, 2e classe (mort le 16 juin 1915, Ambulance Alpine 1/75, Schiessrothried. Incorporé au 133e RI le 14 novembre 1899, rappelé au 133e RI le 13 août 1914)
  • SANCTUS Emile Victor Marius, 21 ans, 1re classe (mort le 16 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 27 novembre 1913 ; inhumé définitivement à Metzeral le 22 novembre 1920)

17 juin 1915

  • MEUNIER Alex Joseph Paul, 26 ans, 2e classe (mort le 17 juin 1915, Cote 830. Incorporé au 133e RI le 1er octobre 1909, rappelé au 133e RI le 2 août 1914. Originellement inhumé « Cote 830, près Metzeral, »)

18 juin 1915

  • LAMURE Jean Marie, 22 ans, 2e classe (blessé le 15, mort le 18 juin 1915, Gérardmer. Incorporé au 133e RI le 10 octobre 1913 ; originellement inhumé à Gérardmer, réinhumé définitivement à Saulcy-sur-Meurthe le 17 juin 1924)

20 juin 1915

  • THIOUX Louis Ernest, 22 ans, 2e classe (mort le 20 juin 1915, Gérardmer. Incorporé au 133e RI le 28 novembre 1913 ; originellement inhumé à Gérardmer, réinhumé définitivement à Saulcy-sur-Meurthe le 16 juin 1924)

21 juin 1915

  • CHARGUERAUD Antoine, 34 ans, 2e classe (mort le 21 juin 1915, vallée de la Fecht. Incorporé au 92e RI le 16 novembre 1901, rappelé au 133e RI le 2 août 1914. Originellement inhumé « pente Sondernack »)
  • CHEVILLOTTE Francisque Charles, 25 ans, 2e classe (mort le 21 juin 1915, vallée de la Fecht. Incorporé au 14e RCC le 1er octobre 1910, rappelé au 133e RI le 11 août 1914 ; inhumé définitivement à Sondernach le 20 avril 1920)
  • DÉLÉAN Edouard François, 32 ans, 2e classe (mort le 21 juin 1915, vallée de la Fecht. Incorporé au 133e RI le 14 novembre 1904, rappelé au 133e RI le 3 août 1914 ; inhumé « cimetière allemand, Cote 1025 », inhumé définitivement à Metzeral le 13 septembre 1920)
  • GRASSER André Johanny, 23 ans, sergent-major (mort le 21 juin 1915, vallée de la Fecht. Incorporé au 133e RI le 10 octobre 1912 ; inhumé définitivement à Sondernach le 21 avril 1920)
  • MARGUIN Jean Marie, 33 ans, 2e classe (mort le 21 juin 1915, vallée de la Fecht. Incorporé au 133e RI le 14 novembre 1902, rappelé au 133e RI le 12 août 1914)
  • NOËL Marius Alexandre, 25 ans, 2e classe (mort le 21 juin 1915, Sondernach. Incorporé au 133e RI le 1er octobre 1910, rappelé au 133e RI le 2 août 1914 ; originellement inhumé Cote 1025, inhumé définitivement à Metzeral le 13 septembre 1920)
  • PÉTEL Claude Marie, 24 ans, 1re classe (mort le 21 juin 1915, vallée de la Fecht. Incorporé au 133e RI le 9 octobre 1912. Originellement inhumé « pente Sondernack »)
  • POLLIER Joseph César, 23 ans, 2e classe (blessé le 6, mort le 21 juin 1915, Gérardmer. Incorporé au 133e RI le 7 septembre 1914 ; originellement inhumé à Gérardmer, réinhumé définitivement à Saulcy-sur-Meurthe le 17 juin 1924)
  • TRICAUD Jean Baptiste, 19 ans, 2e classe (mort le 21 juin 1915, vallée de la Fecht. Engagé volontaire le 2 mai 1914 ; inhumé « pente Sondernack », inhumé définitivement à Metzeral le 13 septembre 1920)

22 juin 1915

  • CAILLAT Léon, 30 ans, caporal (mort le 22 juin 1915, vallée de la Fecht. Engagé volontaire le 17 octobre 1904, rappelé au 133e RI le 2 août 1914)
  • FELIX Victor Hippolyte, 26 ans, 2e classe (blessé le 17, mort le 22 juin 1915, vallée de la Fecht. Incorporé au 133e RI le 7 octobre 1909, rappelé au 133e RI le 2 août 1914)
  • FOURNET François, 26 ans, 2e classe (disparu le 22 juin 1915, Metzeral. Incorporé au 133e RI le 1er octobre 1910, rappelé au 133e RI le 2 août 1914 ; inhumé définitivement à Metzeral le 27 septembre 1920)

25 juin 1915

  • GROBON Joseph, 25 ans, 2e classe (blessé le 24, mort le 25 juin 1915, Hüss. Incorporé au 133e RI le 1er octobre 1910, rappelé au 133e RI le 2 août 1914)
  • POTHAIN Charles Constant, 36 ans, 2e classe (blessé le 21, mort le 25 juin 1915, Ambulance Alpine 1/74, Krüth. Dispensé (article 50) en 1899, incorporé au 133e RI le 24 août 1914 ; inhumé à Krüth)
  • TROCCON Jean Baptiste, 34 ans, 1re classe (blessé le 17, mort le 25 juin 1915, Ambulance 5/63 (Hôpital des Sources), Bussang. Incorporé au 44e RI le 16 novembre 1901, rappelé au 133e RI le 4 août 1914 ; originellement inhumé à Bussang, réinhumé définitivement à Poncin (01))

27 juin 1915

  • VÉJUX Claude Joseph Marie Eugène, 34 ans, 2e classe (blessé le 16, mort le 27 juin 1915, Hôpital Saint-Joseph, Epinal. Incorporé au 21e RI le 16 novembre 1901, rappelé au 7e groupe spécial le 8 août 1914, arrivé au 133e RI le 6 mai 1915 ; inhumé à Epinal)

30 juin 1915

  • COMBY Pierre, 30 ans, 1re classe (mort le 30 juin 1915, Ambulance 5/63 (Hôpital des Sources), Bussang. Incorporé au 98e RI le 7 octobre 1906, rappelé au 133e RI le 3 août 1914 ; originellement inhumé à Bussang, réinhumé définitivement à Epinal en septembre 1924)

3 juillet 1915

  • BOUJOT Claude Marie Joseph, 25 ans, adjudant (blessé le 16 juin, mort le 3 juillet 1915, Hôpital Saint-Maurice, Epinal. Incorporé au 133e RI le 7 octobre 1911, rappelé au 133e RI le 2 août 1914 ; inhumé à Epinal)

Nos sincères remerciements à Rémy Jaegle et Christian Jouffroy.

6 Commentaires

  1. Quelle recherche fouillée! Le travail d’Eric est remarquable comme à son habitude.

    1. Merci pour lui Bernard !

  2. PIERRET Jean-Louisdit:

    Bonjour.

    Eric Mansuy publie une nouvelle fois d’un superbe article sur le 133 et un de ses moments de gloire : la prise de la cote 830.

    Merci à Eric Mansuy ainsi qu’à Rémy Jaegle et Christian Jouffroy pour leurs recherches et le traitement de toutes les données recueillies.

    Grace à eux et à Philippe van Mastrigt, les Lions du Bugey ne tombent pas dans l’oubli.

    Bien cordialement.

    Jean-Louis.

  3. Ph Crozetdit:

    Bonjour,

    De nouveau, merci pour cette mise en ligne. Un grand merci pour Éric, du beau travail de recherches clair et précis qui offre un confort de lecture.

    Bien à vous

    1. Merci Philippe. Le travail d’Eric est effectivement remarquable.

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