Après la prise de contrôle du col de la Schlücht et de l’hôtel Altenberg en août 1914, cette dernière reste entre les mains des Français jusqu’à la fin de la guerre. C’est une excellente cible pour l’artillerie allemande dont plusieurs obus vont toucher le bâtiment. En juin 1915, il voit passer les unités qui se préparent pour l’offensive vers Metzeral, puis devient quartier général pendant l’offensive du Linge.

L’armistice rend l’hôtel Altenberg définitivement à la France qui le reconstruit et l’agrandit, d’abord comme sanatorium puis comme centre médical. Mais en 2011, le centre est fermé et le bâtiment mis en vente. C’est le début d’une deuxième agonie de l’hôtel, victime de l’incompétence des services publics, des « huns » modernes que sont les vandales et autres pilleurs, et enfin d’un incendie …

(Cet article faite suite au 1er épisode : août ’14) Lire la suite »


En consultant récemment un fond photographique à la recherche de photos du 133e RI, une séquence intéressante de prises de vue de l’hôtel Altenberg attire mon attention. Un hôtel croisé dans les écrits de Louis de Corcelles lorsque ce dernier passait au col de la Schlücht en juin 1915 pour se rendre avec les deux bataillons du 133e RI vers le Gaschney, en face de la Cote 830. Mon commentaire dans l’ouvrage rapprochait ce témoignage de celui du docteur Joseph Saint-Pierre, qui y fit un arrêt lors de la grande retraite vers les cols Vosgiens, à la fin août 1914. Ouvrage emblématique du col de la Schlücht, ce carrefour stratégique pour les troupes françaises entre l’Alsace et les Vosges, l’hôtel Altenberg subit les outrages de la guerre. Mais notre époque récente rivalise avec les obus par ses propres moyens de destruction. En 2020, l’hôtel n’en finit pas de mourir. 

Lire la suite »


Salon du Livre de Paris 2020Le Salon du Livre de Paris 2020 se tiendra du 20 au 23 mars à Paris, Porte de Versailles. Je serai présent le samedi 21 mars au stand d’Edhisto tenu par Yann Prouillet, pour y dédicacer mes deux ouvrages (Chef de Bataillon Charles Barberot (1876 – 1915) et En Mémoire d’un Fils, Louis Chevrier de Corcelles) ou bien simplement un échange amical. N’hésitez pas à venir nous voir si vous êtes de passage !


La quatrième édition (2020) des Prix du patrimoine, organisée par les notaires du Haut-Rhin (voir ici l’article du journal l’Alsace), soumet cette année parmi les différents projets celui de la rénovation de la croix de l’Hartmannswillerkopf. En concurrence avec deux autres projets au sein de la catégorie 2 –  interprétation et diffusion – c’est l’occasion de rendre hommage à ce symbole du front des Vosges.

Haute de 22 mètres, plantée à 956 m d’altitude, cette croix s’inscrit dans l’ensemble comprenant la crypte, l’autel de la patrie et la nécropole, construit en l’honneur des soldats de la Grande Guerre.

Pour donner votre voix, vous pouvez voter ici