Le musée du Linge a entamé depuis peu une nouvelle étape, après les agrandissements et renouvellements des dernières années. Cette fois-ci, il s’agit d’intégrer les dernières recherches dans sa muséographie, mais aussi à renouveler les expositions pour les rendre encore plus accessibles au « non-experts » (voir ici les explications sur le forum 14-18). Parmi ces changements, une initiative intéressante concerne les combattants, avec des « portraits » de quelques uns, exposés avec des objets leur ayant appartenu. Le sergent Bernardin (il passe sous-lieutenant à titre temporaire le 10 février 1917, lieutenant à titre temporaire le 26 août 1918 pour être nommé définitivement lieutenant le 5 juillet 2023), bien connu pour ses carnets sur la bataille de l’Hilsenfirst et du Linge (« Dans l’enfer du Linge avec le 5e BCP »), mais aussi le général Gaston de Pouydraguin. C’est pour moi l’occasion de rappeler le parcours de ce brillant officier qui s’illustra dans les Vosges et conduisit notamment l’offensive victorieuse de Metzeral, avant de diriger à contrecœur celle du Linge. 

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Après la prise de contrôle du col de la Schlücht et de l’hôtel Altenberg en août 1914, cette dernière reste entre les mains des Français jusqu’à la fin de la guerre. C’est une excellente cible pour l’artillerie allemande dont plusieurs obus vont toucher le bâtiment. En juin 1915, il voit passer les unités qui se préparent pour l’offensive vers Metzeral, puis devient quartier général pendant l’offensive du Linge.

L’armistice rend l’hôtel Altenberg définitivement à la France qui le reconstruit et l’agrandit, d’abord comme sanatorium puis comme centre médical. Mais en 2011, le centre est fermé et le bâtiment mis en vente. C’est le début d’une deuxième agonie de l’hôtel, victime de l’incompétence des services publics, des « huns » modernes que sont les vandales et autres pilleurs, et enfin d’un incendie …

(Cet article faite suite au 1er épisode : août ’14) Lire la suite »


En consultant récemment un fond photographique à la recherche de photos du 133e RI, une séquence intéressante de prises de vue de l’hôtel Altenberg attire mon attention. Un hôtel croisé dans les écrits de Louis de Corcelles lorsque ce dernier passait au col de la Schlücht en juin 1915 pour se rendre avec les deux bataillons du 133e RI vers le Gaschney, en face de la Cote 830. Mon commentaire dans l’ouvrage rapprochait ce témoignage de celui du docteur Joseph Saint-Pierre, qui y fit un arrêt lors de la grande retraite vers les cols Vosgiens, à la fin août 1914. Ouvrage emblématique du col de la Schlücht, ce carrefour stratégique pour les troupes françaises entre l’Alsace et les Vosges, l’hôtel Altenberg subit les outrages de la guerre. Mais notre époque récente rivalise avec les obus par ses propres moyens de destruction. En 2020, l’hôtel n’en finit pas de mourir. 

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Sifflet du commandant Barberot et croix de Guerre de André Cornet-Auquier

Parfois surgissent au détour d’une recherche des objets du passé qu’on pensait définitivement perdus. Ce fut le cas du fanion du commandant, mais dont on a perdu la trace. Cela vient d’arriver à nouveau et par hasard, en travaillant sur les liens dirigés vers mon site. Au détour d’une adresse, je suis tombé sur une page que je ne connaissais pas. Un long article en anglais y récapitule la carrière du capitaine André Cornet-Auquier (auquel j’ai consacré en 2016 un article ici). La page le cite abondamment (toujours en anglais, mais il faut savoir qu’il était enseignant de lettres en Ecosse avant la guerre) et fournit une iconographie étonnante. D’où viennent ces objets photographiés ? Je ne le sais pas encore mais l’enquête a démarré !  L’une des photos regroupant un sifflet étiqueté et une croix de guerre, attire tout de suite mon attention…

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À l’occasion des commémorations du Centenaire de la guerre 14-18, une exposition originale en partenariat avec Michelin a été organisée devant le dôme des Invalides, Immersion 14-18. Cette exposition en plein air propose de parcourir littéralement (on peut marcher dessus !) la géographie de la Grande Guerre (essentiellement sur le front Ouest) par une carte géante Michelin. Sur la carte, différentes lignes de front : l’avance maximale allemande de 1914, la ligne de front de la période « guerre des tranchées » et enfin le front au moment de l’Armistice.

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