En consultant récemment un fond photographique à la recherche de photos du 133e RI, une séquence intéressante de prises de vue de l’hôtel Altenberg attire mon attention. Un hôtel croisé dans les écrits de Louis de Corcelles lorsque ce dernier passait au col de la Schlücht en juin 1915 pour se rendre avec les deux bataillons du 133e RI vers le Gaschney, en face de la Cote 830. Mon commentaire dans l’ouvrage rapprochait ce témoignage de celui du docteur Joseph Saint-Pierre, qui y fit un arrêt lors de la grande retraite vers les cols Vosgiens, à la fin août 1914. Ouvrage emblématique du col de la Schlücht, ce carrefour stratégique pour les troupes françaises entre l’Alsace et les Vosges, l’hôtel Altenberg subit les outrages de la guerre. Mais notre époque récente rivalise avec les obus par ses propres moyens de destruction. En 2020, l’hôtel n’en finit pas de mourir. 

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Il existe plusieurs témoignages sur l’épisode du combat victorieux de Battant-de-Bourras. Le premier témoignage est celui de Joseph-Eugène Comte, de loin le plus détaillé et intense puisque Comte fait parti du petit groupe de soldats qui résiste à l’intérieur du poste pendant l’attaque. Le second est celui de Louis de Corcelles. Il raconte ce combat dans une lettre à sa mère, lui qui – à son grand regret – est relevé trois heures avant le coup de main allemand. Enfin, il y a le  courrier de leur lieutenant (bientôt capitaine) André Cornet-Auquier, commandant de la 1ère compagnie à laquelle Corcelles et Comte appartiennent tous deux.

Quant au commandant Barberot qui félicitera les soldats, il n’en parle pas dans ses courriers (en tout cas, ceux disponibles …). Probablement parce qu’il n’a pas le temps d’écrire et que l’affaire de Metzeral, qui va débuter quelques semaines plus tard occupera tous ses esprits.

(Cet article fait suite à l’épisode 2 : le combat) Lire la suite »


Dans la nuit du 14 au 15 mai 1915, les Bavarois tentent un coup de main contre le hameau de Battant de Bourras, poste quelque peu isolé et occupé par une escouade française du 133e RI. Sous l’impulsion du sergent Dumas, les poilus vont résister avec acharnement et repousser un ennemi en bien plus grand nombre. Après les préliminaires de l’article précédent, c’est la défense victorieuse de Battant de Bourras, qui s’est déroulée il y a exactement 105 ans, que retrace cet article.

(Cet article fait suite au premier épisode : préliminaires)

Photo aérienne (1918) du secteur de Battant de Bourras

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A côté des attaques lancées par les deux camps, deux récits rapportés par différents témoins racontent (pour moi) le courage du poilu pendant la période d’affrontement sur le secteur du Ban-de-Sapt : (1) la récupération du corps du lieutenant-colonel Dayet au milieu du no-mans land de la Cote 627 après l’attaque désastreuse du 27 janvier 1915, et (2) la résistance victorieuse d’une escouade à Battant de Bourras dans la nuit du 14 au 15 mai 1915. C’est à ce second épisode, à l’approche de son 105e anniversaire, que cet article en trois épisodes est consacré.

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Sifflet du commandant Barberot et croix de Guerre de André Cornet-Auquier

Parfois surgissent au détour d’une recherche des objets du passé qu’on pensait définitivement perdus. Ce fut le cas du fanion du commandant, mais dont on a perdu la trace. Cela vient d’arriver à nouveau et par hasard, en travaillant sur les liens dirigés vers mon site. Au détour d’une adresse, je suis tombé sur une page que je ne connaissais pas. Un long article en anglais y récapitule la carrière du capitaine André Cornet-Auquier (auquel j’ai consacré en 2016 un article ici). La page le cite abondamment (toujours en anglais, mais il faut savoir qu’il était enseignant de lettres en Ecosse avant la guerre) et fournit une iconographie étonnante. D’où viennent ces objets photographiés ? Je ne le sais pas encore mais l’enquête a démarré !  L’une des photos regroupant un sifflet étiqueté et une croix de guerre, attire tout de suite mon attention…

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