Le parcours d’un champ de bataille comme l’Hilsenfirst ne peut qu’aiguiser après coup la curiosité des deux experts – Jean-Bernard (JB) Laplagne et Eric Mansuy – qui m’y ont accompagné le 10 juillet 2020 dernier (voir le premier volet de cette exploration ici). A côté de longues discussions sur la localisation du camp Manhès avec JB, Eric s’est attelé à une étude approfondie du volet sanitaire de la bataille à travers le service de santé de la 66e DI, que j’ai proposé de publier sur ce blog. Un plongeon rigoureux dans les dispositifs quasi industriels mis en place pour « traiter » l’énorme flux des blessés que cette guerre produit à chaque offensive, l’expérience du combattant blessé qui se retrouve évacué et la mobilisation du service de santé pour y faire face. 

Bonne lecture …

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Sifflet du commandant Barberot et croix de Guerre de André Cornet-Auquier

Parfois surgissent au détour d’une recherche des objets du passé qu’on pensait définitivement perdus. Ce fut le cas du fanion du commandant, mais dont on a perdu la trace. Cela vient d’arriver à nouveau et par hasard, en travaillant sur les liens dirigés vers mon site. Au détour d’une adresse, je suis tombé sur une page que je ne connaissais pas. Un long article en anglais y récapitule la carrière du capitaine André Cornet-Auquier (auquel j’ai consacré en 2016 un article ici). La page le cite abondamment (toujours en anglais, mais il faut savoir qu’il était enseignant de lettres en Ecosse avant la guerre) et fournit une iconographie étonnante. D’où viennent ces objets photographiés ? Je ne le sais pas encore mais l’enquête a démarré !  L’une des photos regroupant un sifflet étiqueté et une croix de guerre, attire tout de suite mon attention…

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Alors que le monde fait face à la pandémie du coronavirus et que le gouvernement français vient de renforcer les mesures de confinement, c’est l’occasion de rappeler la lutte qui s’engagea en 1915 contre la typhoïde, la « maladie des mains sales« , et que le journal de marche du 133e RI évoque rapidement. Un épisode moins connu que celui de la grippe espagnole de 1918. Lire la suite »


Près de 34 personnes se sont retrouvés le vendredi 27 septembre 2019 au centre de loisirs à Nayemont Les Fosses pour écouter l’intervention de Jean-Claude Fombaron sur le piton du Spitzemberg pendant la Grande Guerre. Yann Prouillet et Michel Colin qui étaient présents m’ont donné quelques éléments sur cette conférence que je reprends ci-dessous.

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Lorsqu’il publie en 1913 ses deux ouvrages sur la conduite des petites unités, le capitaine Barberot s’attarde longtemps sur le rôle clé du « chef » face à la troupe. Celui-ci doit exercer pleinement son autorité dans la conduite de son unité, effectuant les reconnaissances, analysant le terrain, donnant les instructions. Ces lignes sont sans aucun doute une prise de position face à d’autres conceptions tactiques en discussion au sein de l’armée française, notamment celles qui prônent plus d’autonomie au soldat. Mais les témoignages de ses hommes pendant la guerre montrent surtout une théorisation de son propre caractère et de son style de commandant, comme d’autres verront dans « Le fil de l’épée » de Charles de Gaulle, son propre portrait. Un style rugueux, qui s’exerce parfois physiquement sur ses hommes mais s’exprime aussi par la contestation vis à vis des ordres reçus. Des éléments qui, associés à ses compétences militaires, forgent rapidement une réputation, à défaut d’une « légende ». Voici un inventaire des ces « coups de sang du commandant ».

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