Le quotidien Vosges Matin publie depuis le 6 décembre 2020 et sous la plume de Yann Prouillet, une nouvelle séquence d’articles sur les lieux de la Grande Guerre des Vosges. Celui publié aujourd’hui sur la bataille des frontières de 1914 dans la Haute Meurthe s’illustre d’un cliché pris lors de ma visite sur les lieux il y a quelques années et publié sur ce blog. L’occasion de relire aussi les témoignages des combats des cols de Journaux.

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En consultant récemment un fond photographique à la recherche de photos du 133e RI, une séquence intéressante de prises de vue de l’hôtel Altenberg attire mon attention. Un hôtel croisé dans les écrits de Louis de Corcelles lorsque ce dernier passait au col de la Schlücht en juin 1915 pour se rendre avec les deux bataillons du 133e RI vers le Gaschney, en face de la Cote 830. Mon commentaire dans l’ouvrage rapprochait ce témoignage de celui du docteur Joseph Saint-Pierre, qui y fit un arrêt lors de la grande retraite vers les cols Vosgiens, à la fin août 1914. Ouvrage emblématique du col de la Schlücht, ce carrefour stratégique pour les troupes françaises entre l’Alsace et les Vosges, l’hôtel Altenberg subit les outrages de la guerre. Mais notre époque récente rivalise avec les obus par ses propres moyens de destruction. En 2020, l’hôtel n’en finit pas de mourir. 

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Lorsqu’il publie en 1913 ses deux ouvrages sur la conduite des petites unités, le capitaine Barberot s’attarde longtemps sur le rôle clé du « chef » face à la troupe. Celui-ci doit exercer pleinement son autorité dans la conduite de son unité, effectuant les reconnaissances, analysant le terrain, donnant les instructions. Ces lignes sont sans aucun doute une prise de position face à d’autres conceptions tactiques en discussion au sein de l’armée française, notamment celles qui prônent plus d’autonomie au soldat. Mais les témoignages de ses hommes pendant la guerre montrent surtout une théorisation de son propre caractère et de son style de commandant, comme d’autres verront dans « Le fil de l’épée » de Charles de Gaulle, son propre portrait. Un style rugueux, qui s’exerce parfois physiquement sur ses hommes mais s’exprime aussi par la contestation vis à vis des ordres reçus. Des éléments qui, associés à ses compétences militaires, forgent rapidement une réputation, à défaut d’une « légende ». Voici un inventaire des ces « coups de sang du commandant ».

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Au fil du temps, les articles de ce blog continuent de tisser des liens au delà du temps, avec les descendants des hommes du 133e RI. C’est bien entendu une grande satisfaction. Après madame Françoise Mourlin, petite nièce du sous-lieutenant Millet, c’est monsieur François Desbazeille, petit-fils du lieutenant Henri Desbazeille que l’article des « Les tués du 133e RI à La Croix-aux-Mines » a fait réagir. Son grand-père qui repose avec les quatre autres officiers sous la grande pierre du carré militaire, tomba le même jour que le sous-lieutenant Millet, lors de la sanglante journée du 30 août. Cet article rend hommage à cet officier de réserve, fils et petit-fils de bijoutiers réputés à Paris, et lui-même bijoutier.

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