Qui ne connaît la base « Mémoire des Hommes« , qui a permis de retrouver tant de poilus, morts durant le 1er conflit mondial. Plus de 1,4 million de fiches (1 325 290 pour être précis), qui avaient été numérisées et rendues consultables en ligne. En 2013, un nouveau défi avait été lancé : étendre l’indexation simple (nom, prénom, date et département de naissance) à d’autres informations (grade, unité, classe, bureau et registre matricule, commune de naissance, lieu et date du décès, lieu de transcription) pour offrir une base de recherche et d’étude. Un objectif : terminer cette indexation avant le centenaire de l’armistice. Un principe : un travail collaboratif et bénévole, ouvert à tous.

Un cap franchi, de nouvelles possibilités

Le 25 mai dernier, le cap du million de fiches indexées a été franchi ! Et au rythme actuel, l’objectif devrait être atteint haut la main. Depuis le début de l’année 2017, 228 000 fiches ont été indexées, ce qui amène une estimation de fin de ce chantier début 2018. Les progrès sont visibles en temps réels ici. L’impulsion a notamment été donnée par le défi collaboratif lancé sur les réseaux sociaux « 1 jour 1 poilu« .

Les nouveaux critères sont déjà disponibles en recherche, en choisissant spécifiquement la base des Morts pour la France de la première guerre mondiale. Une fois la totalité de la base renseignée, la recherche en sera grandement facilitée, notamment pour les patronymes répandus. Quelle difficulté jusqu’à présent pour retrouver un « lieutenant Martin ». Pour les historiens, c’est tout un nouveau champ d’analyses qui devient possible : origine géographique, âge, lieu du décès, grade, le tout par croisement des critères. La perception de plusieurs questions épineuses du conflit pourrait être revisitée.

Ma (modeste) contribution

Personnellement, je me suis inscrit comme contributeur il y un peu plus de deux ans. Avec 62 fiches d’annotées, le site me classe modestement 607e contributeur, sur 2 133. Certains contributeurs dépassent ou s’approchent des 10 000 fiches (comme Bruno Fruleux) Par principe, je me suis efforcé d’indexer les dossiers que j’ai pu consulter, comme par exemple le soldat Alphonse Grospiron, ou bien le capitaine Maxime Cornier. Ou bien des combattants du 133e RI ou du 5e BCP, croisés au hasard des recherches, ainsi que tous les homonymes ou parents portant le patronyme de mon épouse (corse). L’indexation, c’est rendre un peu à ce qu’on utilise bien souvent, mais aussi un acte d’hommage à ces hommes dont la fiche est l’une de leur dernières traces publiques.

Il semble dans tous les cas qu’il ne soit pas trop tard. Il est toujours possible de rejoindre l’équipe d’indexation collaborative par une simple inscription ici, sur le site Mémoire des Hommes.


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