(Cet épisode « l’affrontement » fait suite au premier premier : le retour de la guerre de siège).

Alors que les Français redoutent une attaque par les mines dès septembre 1914, le commandant Barberot et le capitaine du génie Cassoly détectent le creusement de galeries par les Allemands au début du mois de mars 1915. A ce moment précis, les deux camps se lancent dans une course aux mines et contre-mines. La première explosion a lieu le 6 avril. C’est la chronique d’un affrontement et de combats acharnées qui vont durer trois mois, une lutte qui met les combattants à rude épreuve. Lire la suite »


Alors que nous nous vivons une expérience inédite de confinement et d’attente, c’est l’occasion idéale – après l’article consacré à lutte contre la typhoïde – d’évoquer la guerre des mines que se livrèrent Allemands et Français durant l’année 1915 sur la cote 627. Du 6 avril au 22 juin 1915, ce sont près de 29 explosions qui ont lieu (12 françaises, 17 allemandes). Une guerre dont les protagonistes sont les mineurs des deux camps, enfermés dans d’étroites galeries que chacun creuse, soumis aux aléas des effondrements et des asphyxies, avec l’espoir d’être le premier à faire exploser sa charge. Mais aussi les soldats des premiers lignes soumis au bruit des coups de pioches de l’adversaire, annonces angoissantes d’une explosion future qui pourrait les anéantir malgré eux. 

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A l’occasion du centenaire de l’armistice de la Grande Guerre, Bayard avait réédité sous forme d’un petit ouvrage (Trois poilus racontent : « J’ai vécu la Première Guerre mondiale ») les témoignages de trois poilus, parmi les derniers encore vivants, parues en 2004 dans le magazine Okapi. Parmi ces trois hommes, Claude-Marie Boucaud, un ancien du 133e RI et du 23e RI, le dernier poilu vivant du 133e RI. Son témoignage, près de 90 ans après les faits, est intéressant, bien que filtré par le temps et la mémoire. Voici quelques points saillants de ce récit, et le contact personnel que j’ai essayé d’établir quelques mois avant sa disparition.

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Ce 11 novembre 2019, anniversaire de l’armistice, le village de Chénas (Rhône), son maire Jacques Duchet et son curé le père Pattyn, rendront hommage à l’abbé Jean-Louis Roux, dit Loys Roux (1882 – 1970) en inaugurant une esplanade à son nom, devant l’église. Pour tous ceux qui s’intéressent aux combats du Ban-de-Sapt, Loys Roux et son frère Joseph (lui aussi abbé) sont connus par leurs nombreuses photographies (entre 1 500 et 2 000, suivant les sources) du secteur.

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Lorsqu’il publie en 1913 ses deux ouvrages sur la conduite des petites unités, le capitaine Barberot s’attarde longtemps sur le rôle clé du « chef » face à la troupe. Celui-ci doit exercer pleinement son autorité dans la conduite de son unité, effectuant les reconnaissances, analysant le terrain, donnant les instructions. Ces lignes sont sans aucun doute une prise de position face à d’autres conceptions tactiques en discussion au sein de l’armée française, notamment celles qui prônent plus d’autonomie au soldat. Mais les témoignages de ses hommes pendant la guerre montrent surtout une théorisation de son propre caractère et de son style de commandant, comme d’autres verront dans « Le fil de l’épée » de Charles de Gaulle, son propre portrait. Un style rugueux, qui s’exerce parfois physiquement sur ses hommes mais s’exprime aussi par la contestation vis à vis des ordres reçus. Des éléments qui, associés à ses compétences militaires, forgent rapidement une réputation, à défaut d’une « légende ». Voici un inventaire des ces « coups de sang du commandant ».

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