Lorsque paraissent en 1925, dans les Carnets de la Sabretache, les écrits du lieutenant Barberot lors de son séjour à Madagascar, c’est un certain commandant Henry Martin qui préface la publication. Je retrouverai sa carte de visite, glissée dans l’exemplaire trouvé par hasard dans la bibliothèque de mes grands-parents. Ce nom, je vais aussi le retrouver à de multiples reprises dans mes recherches, jusqu’à récemment, dans l’ouvrage Les Généraux Français de la Victoire, ouvrage consacré aux généraux français qui dirigèrent l’armée française de retour dans la guerre, de 1942 à 1945. A l’occasion de la parution de cet ouvrage, retraçons le parcours de cet officier discret mais remarquable, qui restera fidèle jusqu’à sa mort à ses anciens camarades du 133e RI.

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commandant-piebourgDans les Annales de l’Ain consacré à l’année 1915, un long article d’Alain Gros est consacré à plusieurs écrivains de la Grande Guerre. Parmi eux, un officier du 133e RI, le commandant Jacques Piébourg. En écho à cet article, voici un résumé du parcours de cet officier tombé le 18 août 1918.

Né le 16 février 1879 à Fontainebleau, Alfred Jacques Marie Pierre Piébourg est issu d’une famille bretonne, avec toutefois un grand-père maternel alsacien, juge à Strasbourg. Son père est officier. Il réside à Brest lorsqu’il intègre l’école militaire spéciale de Saint-Cyr en 1899. Sorti 438e sur 546 élèves en 1901 (promotion IN SALAH), il rejoint comme sous-lieutenant le 133e RI en 1901 à Belley. Il passe lieutenant en 1903. En 1904, il épouse Louise Lorette, dont il aura deux filles. Il réside notamment au Fort de Pierre-Châtel, de 1908 à 1910. Pendant cette période, le lieutenant fréquente les autres officiers, dont le capitaine Barberot. Lire la suite »


A plusieurs reprises dans ce blog, j’ai abordé des poins que je souhaitais éclaircir ou approfondir. Citons : (1) la recherche de la sépulture du commandant (2) le devenir du minenwerfer de la cote 830 (3) la localisation du camp Barberot. Il est vrai qu’au fur et à mesure de l’écriture, de la relecture et des visites, les interrogations ne manquent pas et il est souvent judicieux de les noter. Dans la plupart des cas, les explorer permet de renouveler, voire modifier le regard qu’on a pu avoir sur certains épisodes, et comprendre d’un œil nouveau certains événements. Voici 10 questions que j’ai notées depuis plusieurs mois, et pour lesquelles j’ai une réponse partielle, totale ou non.

Amis lecteurs de ce blog, si vous avez des éléments ou des pistes, surtout n’hésitez pas à commenter ou communiquer sur cet article en réponse (ou par courriel) ! Je publierai au fur et à mesure des articles quant à leur avancement. Une question « bonus » termine cet article.  Lire la suite »


(cet article fait suite à l’article A la recherche de la sépulture du commandant Barberot (2))

Voici plus d’un mois que la recherche de la sépulture du commandant Barberot était lancée. Alors que Belley était le lieu retenu par la famille, une vérification amenait le doute. Était-il bien là ? Depuis, plusieurs pistes ont été suivies, à Belley mais aussi à Paris. Mais à chaque fois, rien. Progressivement, un seul lieu pouvait éclaircir le mystère : la mairie de Plainfaing, commune où avait été inhumée en août 1915 la dépouille du commandant, qui détenait probablement les documents d’exhumation du corps du commandant. Car celui-ci n’était plus dans le carré militaire. Aujourd’hui, l’information est enfin tombée…

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