Comment se déroule le passage vers la nouvelle année 1915 pour le bataillon Barberot ? Relevé le 30 décembre sur les positions du Spitzemberg après y avoir passé Noël, le bataillon est envoyé au repos à Marzelay, près de St Dié. Le casernement n’est situé qu’à quelques kilomètres du front. Certaines cartes postales envoyées par des poilus indiquent d’ailleurs leur position, mais aussi celle de l’ennemi. Lire la suite »


(suite de l’épisode 2 – Cote 627 – La Fontenelle)

Après la visite du site de La Fontenelle, je pars en direction du deuxième site tant mentionné par le commandant Barberot dans ses courriers : le Spitzemberg et la montagne de l’Ormont. Il occupera cette zone, après la cote 627, pendant plusieurs mois, et y procédera à de nombreux aménagements. Ses courriers décrivent en détail la position qu’il aménage. Il mentionnera peu de Ruine de Gemainfaingcombats, seulement des échanges de tirs.

Sur la route, je croise le hameau de Gemainfaing. Sur ce site aussi, le 133e RI et le bataillon Barberot ont effectué de longs aménagements en septembre/octobre 1914. Le guide Michelin indique que le vieux village est resté en ruïne. Je le recherche donc, mais ne croise que de nouvelles maisons et une grande ferme. Seul une bâtisse ancienne sans toit, que côtoie une maison plus récente peut être vu. Mais est-ce bien une ruïne de 1914-1918 ? Lire la suite »


Je commence mon arrivée à Nancy en train, où je récupère une voiture. Mon premier objectif est de rejoindre la vallée du Hure, Saint-Jean d’Ormont puis le site de la cote 627 – La Fontenelle. Comme la fois précédente, je suis frappé sur la route de la « platitude du parcours » vers Saint-Dié. On comprends qu’en 1914, la défense des cols vosgiens ait pu être vitale pour éviter que les Allemands ne débouchent ici aussi, alors que s’engageait la bataille de la Marne. Juste avant Saint-Dié, après avoir passé Etival (où j’apercevrais au retour, en bord de nationale, le château qui servit de repos au bataillon Barberot, après les combats éprouvant de la cote 627 en février – mars 1915), le début du véritable parcours commence. Une sortie à droite et le paysage change aussitôt….

StjeanOrmont1La vallée du Hure est résolument rurale : paysage alternant champs et bois, vallonnée, la petite route serpente jusqu’au petit village de St Jean d’Ormont (11 km plus loin). Arrêt devant la petite mairie. Le village n’est pas très grand. Le guide Michelin indique que c’est d’ici que les opérations étaient coordonnées. Était-ce dans la mairie (très petite) ou dans une maison réquisitionnée, rien n’est précisé. En revanche, le village garde un charme certain, avec de très belle maisons vosgiennes. Le village semble avoir été épargné par la guerre. Lire la suite »