Alors que nous nous vivons une expérience inédite de confinement et d’attente, c’est l’occasion idéale – après l’article consacré à lutte contre la typhoïde – d’évoquer la guerre des mines que se livrèrent Allemands et Français durant l’année 1915 sur la cote 627. Du 6 avril au 22 juin 1915, ce sont près de 29 explosions qui ont lieu (12 françaises, 17 allemandes). Une guerre dont les protagonistes sont les mineurs des deux camps, enfermés dans d’étroites galeries que chacun creuse, soumis aux aléas des effondrements et des asphyxies, avec l’espoir d’être le premier à faire exploser sa charge. Mais aussi les soldats des premiers lignes soumis au bruit des coups de pioches de l’adversaire, annonces angoissantes d’une explosion future qui pourrait les anéantir malgré eux. 

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A l’occasion du centenaire de l’armistice de la Grande Guerre, Bayard avait réédité sous forme d’un petit ouvrage (Trois poilus racontent : « J’ai vécu la Première Guerre mondiale ») les témoignages de trois poilus, parmi les derniers encore vivants, parues en 2004 dans le magazine Okapi. Parmi ces trois hommes, Claude-Marie Boucaud, un ancien du 133e RI et du 23e RI, le dernier poilu vivant du 133e RI. Son témoignage, près de 90 ans après les faits, est intéressant, bien que filtré par le temps et la mémoire. Voici quelques points saillants de ce récit, et le contact personnel que j’ai essayé d’établir quelques mois avant sa disparition.

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L’article L’hécatombe des cadres du 5e bataillon de chasseurs à pied au Linge continue toujours d’attirer de nombreux lecteurs et surtout des descendants/parents. Cette fois-ci, le capitaine du génie (er) Jean-Marie Mercklin m’a contacté début janvier 2020 au sujet de du lieutenant Edouard Merklen du 5e BCP, dont le nom disparaît des cadres sans explication. Edouard Merklen est un lointain parent du capitaine, le nom de famille pouvant porter deux graphies différentes. C’est l’occasion de rendre hommage à cet officier natif des Vosges, descendant d’Alsaciens, qui servit sous le commandant Barberot à l’Hilsenfirst en juin 1915. Et qui perdit un cousin éloigné, chasseur dans le même bataillon, lors des combats d’Uffholtz. Lire la suite »


Alors que le monde fait face à la pandémie du coronavirus et que le gouvernement français vient de renforcer les mesures de confinement, c’est l’occasion de rappeler la lutte qui s’engagea en 1915 contre la typhoïde, la « maladie des mains sales« , et que le journal de marche du 133e RI évoque rapidement. Un épisode moins connu que celui de la grippe espagnole de 1918. Lire la suite »