Dans la nuit du 14 au 15 mai 1915, les Bavarois tentent un coup de main contre le hameau de Battant de Bourras, poste quelque peu isolé et occupé par une escouade française du 133e RI. Sous l’impulsion du sergent Dumas, les poilus vont résister avec acharnement et repousser un ennemi en bien plus grand nombre. Après les préliminaires de l’article précédent, c’est la défense victorieuse de Battant de Bourras, qui s’est déroulée il y a exactement 105 ans, que retrace cet article.

(Cet article fait suite au premier épisode : préliminaires)

Photo aérienne (1918) du secteur de Battant de Bourras

Lire la suite »


A côté des attaques lancées par les deux camps, deux récits rapportés par différents témoins racontent (pour moi) le courage du poilu pendant la période d’affrontement sur le secteur du Ban-de-Sapt : (1) la récupération du corps du lieutenant-colonel Dayet au milieu du no-mans land de la Cote 627 après l’attaque désastreuse du 27 janvier 1915, et (2) la résistance victorieuse d’une escouade à Battant de Bourras dans la nuit du 14 au 15 mai 1915. C’est à ce second épisode, à l’approche de son 105e anniversaire, que cet article en trois épisodes est consacré.

Lire la suite »


Sifflet du commandant Barberot et croix de Guerre de André Cornet-Auquier

Parfois surgissent au détour d’une recherche des objets du passé qu’on pensait définitivement perdus. Ce fut le cas du fanion du commandant, mais dont on a perdu la trace. Cela vient d’arriver à nouveau et par hasard, en travaillant sur les liens dirigés vers mon site. Au détour d’une adresse, je suis tombé sur une page que je ne connaissais pas. Un long article en anglais y récapitule la carrière du capitaine André Cornet-Auquier (auquel j’ai consacré en 2016 un article ici). La page le cite abondamment (toujours en anglais, mais il faut savoir qu’il était enseignant de lettres en Ecosse avant la guerre) et fournit une iconographie étonnante. D’où viennent ces objets photographiés ? Je ne le sais pas encore mais l’enquête a démarré !  L’une des photos regroupant un sifflet étiqueté et une croix de guerre, attire tout de suite mon attention…

Lire la suite »


Parapet d’une tranchée détruite par l’explosion d’une mine (photo publiée dans Destins Brisés de Rémi Riche, iconographie Olivier Marquot)

(Cet article fait suite au deuxième épisode : l’affrontement)

Début juin, la guerre des mines se poursuit, avec une nouvelle explosion allemande le 3 juin. Les Français ont néanmoins obtenu des résultats sérieux dans cette guerre et vont poursuivre leur efforts ; ils disposent d’une perforatrice à air comprimé mise au point par le lieutenant Roy ; le génie a éventé presque tous les rameaux ennemis, au nombre d’une vingtaine et creusés à une profondeur de 16 à 20 mètres; plusieurs ont été détruits dont un, en particulier, le sera à la suite d’un coup de main exécuté dans la nuit du 17 au 18 juin. Un détachement du 23e RI parvient à s’emparer de l’orifice de la mine adverse, la bourre d’explosifs sous les balles ennemis et la fait sauter. Les Allemands ripostent le 18 juin par deux explosions qui tuent deux soldats, puis deux autres explosions les 19 et 20 juin qui ne font pas de morts. Le 22 juin aura lieu l’explosion finale sur la Cote 627.

Lire la suite »


(Cet épisode « l’affrontement » fait suite au premier premier : le retour de la guerre de siège).

Alors que les Français redoutent une attaque par les mines dès septembre 1914, le commandant Barberot et le capitaine du génie Cassoly détectent le creusement de galeries par les Allemands au début du mois de mars 1915. A ce moment précis, les deux camps se lancent dans une course aux mines et contre-mines. La première explosion a lieu le 6 avril. C’est la chronique d’un affrontement et de combats acharnées qui vont durer trois mois, une lutte qui met les combattants à rude épreuve. Lire la suite »